13.06.2008
Merci l'Irlande, victoire de la démocratie et de la nation
Formidable nouvelle : NON irlandais !
Le peuple irlandais a rejeté le minitraité qui était en fait la Constitution européenne refourguée en douce ! Le peuple irlandais dit m... à Sarkozy, il a prouvé que les peuples ne veulent pas disparaître dans une Europe fédérale, et que la construction européenne se fait contre les peuples. 18 oui par les parlements, 1 non par le peuple ! C'est éloquent !
Maintenant, la réforme de l'Europe doit continuer pour être gérable à 27, mais il ne faut pas de dérive fédérale, il faut respecter la souveraineté et l'identité des nations !
20:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : irlande, sarkozy, minitraité, lisbonne, traité de lisbonne, ue, union européenne
25.01.2008
Blog Attali : la bombe, le scandale
Attention ce rapport est une bombe ! Les médias ne parlent que de certains articles tel que la suppression des départements ou bien du nombre limité de taxis mais il y a bien d'autres bombes énormes qui seraient un véritable scandale à mon sens et il faut informer les français !
Éducation
Il propose de faire noter les profs par les élèves... des les évaluer sur leurs capacités à faire progresser les élèves : ok moi j'ai compris 15 16 à tout le monde et voilà. Fin de l'autorité, démagogie soixante huitarde classique... Tiens, ça me rappelle la campagne présidentielle mais...
Encore dans la logique communautariste : instaurer des filières de discriminations positives comme pour sciences pô, prévoir 10% dans chaque filière d'étudiants sélectionnés ainsi.
Immigration et communautarisme
Là ça continue dans le délire : ouvrir l'immigration telle l'Angleterre qui a multiplié par trois ses entrées (mais c'est bien différent l'Angleterre n'a pas d'aides sociales fortes et attire une immigration de travail avant tout)... Alors là je dis stop 30s : on a des jeunes chômeurs et au lieu de prendre 2 3 ans pour les former on va faire venir des immigrés ? Super logique et super injuste !
Ensuite, communautarisation à outrance : le rapport prévoit d'instaurer des quotas par sexe et par âge (ce qui n'existe pas pour l'instant et ce qui est interdit, on a aucune "statistique" ethnique). Quelle bombe ! Même les Etats-Unis ne sont pas allés jusque là et détruisent leurs législation sur ce point, faute d'efficacité.
Attali : un guignol ?
Il y en a marre de cette ouverture démagogique à gauche, de ces experts à scandale et à penser qui cherchent à nous imposer en bloc leurs discours, au mépris du débat démocratique (et à ce titre que tout ça contraste avec la campagne présidentielle). Rappelons que Mr Attali fut conseiller de Mitterand (idole de la droite bien sur...), et président de la banque européenne, avec le scandale de l'époque sur son siège social tout en marbre qui avait été ruineux... Bref, la république des experts est en marche, la recomposition de la droite sur des valeurs de gauche aussi.
A ce sens la Présidence de Sarkozy aura bien été une rupture définitive : avec la pensée gaulliste, avec une certaine idée de la France et de la société
le fameux rapport :
09:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rapport attali, education, communautarisation, noter les profs, quotas, immigration relancée, sarkozy
19.12.2007
Khadafi : la honte
Maintenant qu'est fini le voyage de l'affreux dictateur, et que son souvenir s'efface devant l'incomensurable importance de la relation entre Mr Sarkozy et Carla Bruni, il est temps d'analyser un peu à froid ce qui c'est passé.
Il y a deux problèmes majeurs à prendre en compte : quel doit être le fil directeur de la politique internationale de la France ? Khadafi, tout affreux qu'il soit, a-t-il raison ?
Quelle politique internationale pour la France ?
Alternative simple qui est quasiment intemporelle : politique réaliste, c'est à dire l'intérêt du pays avant tout, ou politique idéologique ? Machiaval a nettement tranché : la raison d'état l'emporte. La tradition française. Le cas c'est posé plusieurs fois dans l'histoire : alliance de tous les chrétiens au nom de Dieu ? ou alliances réalistes avec les musulmans contre d'autres chrétiens ? Les croisés et les espagnols de la Reconquista altérnèrent les deux politiques selon l'intérêt du moment, il semble néanmoins que l'intérêt de l'état ait toujours prévalu, les aspects idéologiques étant instrumentalisés au service de l'état. Le roi de France "très chrétien" n'hésita pas à s'allier avec les Ottomans contre les Halsbourgs, de même Richelieu lors de la guerre de Trente ans n'hésita pas à s'allier avec les protestants contre l'Empereur d'Allemagne, champion du catholicisme, parceque les intérêts supérieurs de la France l'exigeaient.
J'entends déjà les simplistes (qui a dit les simplets?) dire : bon ça c'est avant la Révolution, avant les Lumières, ce n'est pas la tradition républicaine... Ha bon ? Et la Troisième République qui s'allie à l'autocrate Russie en 1892 c'est quoi si ce n'est une politique opportuniste et réaliste afin de menacer l'Allemagne ? Et le pacte germano-soviétique en 1939 : du pur opportunisme entre les pires ennemis... L'alliance avec l'URSS pendant la seconde guerre mondiale ? de même... Citons encore l'alliance entre les pays occidentaux et Saddam Hussein dans les années 1980.
Alors, certes l'intérêt national doit prévaloir, les relations internationales doivent être fondées sur le réalisme... Les intérêts commerciaux de la France doivent être pris en compte, de plus, on peut imaginer que cette visite était la contre partie de la libération des hôtages bulgares... Mais, de là à le revoir en grande pompe, d'accepter des insultes envers la France, là il ne faut pas exagérer non plus ! Khadafi nous a insulté, et personne n'a rien dit, les journalistes ayant tellement peu de fiereté d'être français et étant tellement soumis au pouvoir... Citons Mr Finkielkraut sur un point : http://youtube.com/watch?v=4kcbcel7fA
Qui est Khadafi ?
Quand quelqu'un s'exprime, il faut savoir qui c'est afin de savoir s'il est crédible... Quelques rappels : il a pris le pouvoir par un coup d'état en 1969, ensuite, il a été impliqué dans de nombreux attentats terroristes : Lockerbie en Ecosse en 1988, un avion explose et tue 270 personnes, le vol UTA en 1989 (170morts) où la Libye a reconnu officiellement son implication en 2003. Son pays applique de nombreuses violiations des droits de l'homme : charia appliquée (mains coupées pour les voleurs), tortures (cf les infirmières bulgares), persistances d'un esclavage envers les noirs... On le voit, quelqu'un de très crédible n'est-il pas ? Un mégalomane, certes charismatique, mais qui se prend pour le saveur du monde arabe et de l'Afrique.
Les polémiques : faut-il dédommager les colonies ? La France maltraite-t-elle ses immigrés ?
Reprenons les attaques de khadafi :
Tout d'abord, la colonisation, avons nous exploité les colonies ? Devons nous les dédommager ? Sommes nous responsables de la pauvreté des anciennes colonies ? De nobmreux historiens ont amplement démontré que les colonies avaient plus coûté qu'elles n'avaient rapporté à la France (cf la thèse de J.Marseille à ce propos), les européens ont laissé des infrastructures qui compensent largement de toute façon.
Les pays d'Asie ont été aussi colonisés mais avec le temps ils ont réussi à s'enrichir : Yves Lacoste l'a amplement démontré, les pnb d'asie et d'afrique étaient équivalents dans les années 50-60, le décolage de l'Asie prouve que la colonisation et les occidentaux ne sont pas responsables de la pauvreté actuelle. Les problèmes de l'Afrique sont liés à d'autres causes, et pas à la colonisation...
Tout cela est un jeu mémoriel, on tente d'instrumentaliser le passé colonial comme exutoire. Les jeunes qui n'ont pas vécu la colonisation en ont une image plus négative que les anciens... Le premier président de la république ivorienne Houphouët-Boigny avait des propos très nuancés sur la colonisation, il avait souligné son aspect civilisateur...
Pour les immigrés, sommes nous si méchants ? Certes, ils sont plus pauvres et dans des quartiers moins hupés, et souffrent ponctuellement de discriminations (d'autant plus floues qu'ont n'a jamais étudié vraiment cet aspect, c'est juste une évidence qu'on se passe dé démontrer... mais c'est dommage); cependant : éducation gratuite même aux clandestins, soins gratuits, nationalité bradée (même un enfant de clandestin devient français), très peu d'expulsions au total (les anglais expulsent le double), il suffit de faire un enfant en France pour être inexpusable : ne sait-on pas qu'en guyanne la maternité de Saint-Laurent les maroni est la plus grande de France car les surinamiens viennent y faire leurs enfants pour ensuite immigrer tranquillement... Pour mémoire on se rappelle que le gouvernement marocain a renvoyé des clandestins en plein désert et sans eau... Alors la France n'est pas parfaite mais que diable un peu de descence et finissons-en avec cette repentance, cette mauvaise conscience !
22:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : khadafi, politique étrangère, politique internationale, colonisation, immigrations, repentance, sarkozy
26.09.2007
Réflexions sur le pouvoir et la loi à but d'applications pratiques
Hobbes au XVII précisait dans le Leviathan que l'homme était un loup pour l'homme, ce qui signifie que les rapports humains sont fondés sur la violence et l'anarchie; alors chacun se dépouille d'une partie de sa liberté, de sa souveraineté, afin de la donner à l'Etat qui peut s'identifier alors à l'ensemble des citoyens. Ainsi, l'Etat détient le monopole de la violence légitime, les autres types de violences, habituelles et inhérentes à la nature humaine, n'ont donc rien d'acceptable, qu'elles soient physiques ou morales.
Ainsi, on doit conclure qu'il est dans la nature même du pouvoir d'être répressif, non pas dans le sens répression fasciste mais parce que c'est son rôle. Il possède une auctoritas, ce qui distingue le pouvoir de l'Etat du reste c'est justement cet aspect répressif : c'est ce que n'avait pas compris le pauvre Louis XVI, le pouvoir DOIT trancher en cas de conflit, il ne doit pas se laisser prendre en otage !
Ensuite, la loi est, selon les Lumières, l'expression de la volonté générale : chacun délègue son autorité et la loi est réputée être le fruit de tous et valable pour tous; ce qui pose le problème de la minorité. Tous les philosophes et penseurs quasiment, que ce soit l'époque des guerres de religion où on niait le droit de se rebeller contre le pouvoir, voulu par Dieu, même s'il était oppresseur, considéraient la loi comme une norme absolue. Kant défend le même principe : nul le peut juger la validité de la loi, on doit donc l'appliquer. Or, la seconde guerre mondiale est passée par là, Hannah Arendt dans Eichmann à Jérusalem revient sur ceci. Eichmann, nazi ayant participé à l'extermination des juifs, se défendait ainsi : j'ai appliqué le principe de Kant, je n'ai pas jugé la validité de la loi, j'ai exécuté mes ordres, je suis innocent; il fut néanmoins condamné à mort, gageons qu'il le méritait sûrement. Cette décision, légitime, pose des problèmes théoriques énormes : si chacun peut juger de la conformité de la loi, l'anarchie et la subjectivité peuvent régner. Soyons logique : chacun considère en toute bonne foi détenir la vérité, avoir raison : ses préjugés lui semblent ne pas exister et ainsi il juge subjectivement en pensant agir pour le bien.
Pourquoi ces longs (mais non fastidieux) rappels ?
Et bien parce que justement ses principes de base sont bafoués. Regardons l'affaire odieuse des grévistes de la faim qui ont paralysé des hôpitaux, ou du chantage de Cachan. L'Etat est sans force, préfet et ministres n'osent plus agir pour faire respecter la règle commune, et la loi du plus fort l'emporte. Faites des menaces, occupez une place, mieux, si la police intervient résistez afin d'obtenir une bavure qui vous donnera un passe droit : ensuite plus de file d'attente un hlm direct (rappelons qu'il faut sinon attendre au moins un an).
Prenons le cas de la lettre de Guy Mocquet que les profs d'histoire doivent lire le 22/10 à leurs classes, de très nombreux enseignants s'y opposent déclarant outrageusement que les forcer à lire quelque chose c'est le retour à Vichy (rien que ça mais avec certains on se demande en effet, si lire quelque chose n'est pas déjà une torture pour eux). Ils prétendent qu'un fonctionnaire n'a pas à obéir à la loi, et persuadés dans le camp du bien agissent de manière outrée. Certes, cette lecture est en partie une instrumentalisation politique, mais on ne peut pas se permettre s'autodispenser du respect des règles de droit (un fonctionnaire DOIT faire ce qu'on lui dit sauf pour un acte où manifestement, le terme est flou, illégal); sinon moi qui suis contre la scolarisation des sans papiers je vais me dispenser aussi de respecter ce principe.
Bref, l'Etat en France est sans force, Vichy et sa mémoire sont instrumentalisés pour calomnier tous ceux qui veulent agir pour l'ordre et pour la rigueur. Tout ceci est bien facile, la majorité des hommes étant passifs et suivant le cours des choses, telle une feuille sur un torrent... Espérons que nous éviterons la chute de la cascade à venir et que la France se redressera.
21:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guy moquet, lettre, hobbes, leviathan, eichmann, hannah arendt, sarkozy
07.09.2007
Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir !
Je voudrais dans cette note souligner les conséquences perfides de la discrimination positive et de la communautarisation de la société.
Mr Sarkozy décida donc, pêché originel, de recruter des gens selon leur couleur de peau, afin de poursuivre une politique démagogique mais cette fois du côté "gauche". Après avoir proposé un ministère de l'identité nationale, mesure facile et factice classique (le sujet est important mais en quoi un ministère éponyme peut-il s'en occuper ?), populisme invers = on recrute des immigrés pour se déculpabiliser et montrer qu'on est pas raciste...
J'ai déjà eu l'occasion de dire l'ineptie de tels raisonnements, que la véritable égalité est celle qui fait fi des couleurs, au profit de la compétence. Or, en prenant des gens sans expérience, on s'expose à de sévères déconvenues, pour cause d'incompétence : on peut le sentir avec Mme Dati, véritable numéro 2 du gouvernement et chouchoues des médias (pourtant la France n'est-elle pas censée être raciste ? en tout cas la propagande massive l'a propulsée au rang des françaises les plus populaires), de même avec Mme Yade. Prise à 30ans, sans aucune expérience, parée de la fragile légitimité d'un livre sur la communauté noire; Rama Yade vient de se faire remarqer pour des prises de positions inconvenues et indignes de son rang de ministre de la république.
Rama Yade est venue, à la surprise générale, soutenir des squatteurs, principalement africains, à Aubervilliers (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-952248,...); la mairie, pourtant communiste a été choquée d'une telle atitude, qui valut un rappel à l'ordre à Rama par François Fillon : sans expérience politique, elle n'a pas compris visiblement ce que son attitude avait d'irresponsable et de personnelle, alors que le gouvernement est une équipe. Cette prise de position la place, non pas en ministre, mais en hégérie de la communauté africaine qu'elle soutient ainsi logiquement.
Le serpent se mord la queue, prise pour sa couleur de peau, elle soutient avant tout ses frères de couleurs.; preuve malheureuse, que l'intégration de la communauté noire semble très difficile dans son ensemble...
Triste France.
21:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rama yade, sarkozy, discrimination positive, fillon, africains, noirs, france
28.08.2007
Rentrée : sans papiers, peoplisation et Turquie...
Voilà diverses impressions sur plusieurs aspects de la rentrée qui méritent notre réflexion.
Le chantage des sans-papiers :
Alors que le pays supporte environ 200 000 sans papiers par an (rapports du Sénat mais chiffre à prendre avec caution, à comparer avec les 50 000 immigrants légaux), et qu'on en expulse que 20 000 par an (2fois moins que l'Angleterre et nombre qui restera inchangé contrairement aux promesses du candidat Sarkozy), certains sans-papiers lillois ayant épuisé tous les recours, ont décidé de faire une grève de la faim à l'hôpital de Lille, entravant considérablement les services.
Rappelons qu'il n'y a aucun droit à s'installer en France et qu'ensuite on est bien mal placé pour se plaindre de l'accueil qu'on subit alors qu'on s'est installé en fraude et en baffouant le droit français. Précisons que l'administration n'avait prononcé les avis d'expulsion qu'à la suite de l'épuisement de tous les recours légaux... Simple application de la loi.
L'honnêté oblige à signaler que cette déplorable mode du chantage (digne d'enfants) est d'origine française et s'illustra dans le fâcheux Jean Lasalle, qui poussa la démagogie à son comble en faisant une grève de la faim en pleine assemblée nationale !
Néanmoins, les sans-papiers n'ont aucun droit à rester en France et font un acte odieux qui permet de douter de leur comportement futur de bons citoyens... Enfin, leurs partisans utilisent systématiquement la corde sensible, atout majeur dans une société rongée par la culpabilité et qui ne supporte pas le "mal" et prend fait et cause pour les "gentils" (catégories bien subjectives, en gros il suffit de se présenter comme une victime, voir à ce propos le livre d'un sociologue actuel La société des victimes). Le combat contre la repentance est d'autant plus urgent que cette dernière est le terreau nauséabond sur lequel poussent les graines de la démagogie (cf MRAP, Education sans frontières).
Le fait que la préfecture ait accepté de négocier est vraimant affligeant et augure mal de la suite... L'Etat n'a aucune autorité alors que c'est la base de son pouvoir : faire accepter les décisions au lieu d'être à la merci des groupes de pressions qui parlent fort.
Peopolisation de la politique : les bourrelets de Sarko et la copine de François
Rappel des faits : une photo de Sarkozy a été retouchée par paris match, sans qu'il l'ait demandé, afin de cacher ses rondeurs (comme on le fait pour les "people", et tout est là...). François Hollande a été pris en photo sur une plage avec sa nouvelle amie et a attaqué le journal closer; il a partiellement gagné (15000 euros de dommages mais pas de retrait).
Soyons lucide : le débat vie privée / vie publique est largement dépassé, comme la campagne électorale l'a démontré. La personnalité du candidat joue beaucoup dans une société médiatique et une nouvelle génération sevrée de téléréalité; cela permet aussi de se situer pour les masses ignorantes de la politique (faut reconnaitre qu'on s'y perd !). Cette utilisation de la vie privée est généralisée : accouchement de Ségolène Royale avec photos, Cécilia Sarkozy, photos du couple Fillon... Là encore, rien de nouveau si on compare aux Etats-Unis dont nous nous rapprochons de plus en plus (je ferai un article à ce propos afin d'expliquer cette américanisation dont on parle sans jamais l'expliquer).
Prime de 100 euros aux salariés sans absences en un an : discrimination ?
Une entreprise a donc décidé de donner une prime de 100 euros aux salariés n'ayant jamais été absents; ce qui déclencha une protestation des syndicats aux cris de "discrimination, discrimination" . Pour ma part je suis assez perplexe : au nom de l'égalité il ne faut pas priver de prime ceux qui sont malades ou pas sérieux ? Toujours cette chimèrique égalité... L'entreprise elle subit des désagréments des absences, fondées ou complaisantes, et ceux qui sont sérieux, qui prennent sur eux s'ils ont un rhume, ou qui ont de la chance n'ont-ils pas le droit d'avoir une récompense (on n'interdit pas le loto qui fait aussi agir la chance...) ?
On croit vraiment rêver
Turquie : les négociations continuent et l'imposture de Sarkozy aussi
Mr Sarkozy a déclaré vouloir que les négociations continuent, mais à condition que le refus d'une adhésion au final reste possible... Alors que le président élu est islamiste (modéré!?) on croit rêver... On voit mal les négociations échouer après 30ans de débats... on espère qu'avec le temps les gens s'habitueront...
Pourquoi refuser la Turquie ? Tout le monde le pressent : la Turquie n'est pas en Europe, que ce soit géographiquement (ou si peu), historiquement (elle a envahi l'Europe, nuance) et culturellement : la religion, le climat, la place des femmes : rien n'est commun avec l'Europe : elle n'a connu ni le Moyen-Age et ses cathédrales (elle n'appartenait pas à la chrétienté, ancêtre de l'Europe), ni la Renaissance, ni la période classique, ni la vague révolutionnaire... Pourquoi la Turquie et pas l'Algérie ou le Maroc ou l'Egypte etc ??? Les liens entre l'Europe et la Turquie sont limités, ils doivent s'améliorer mais sans qu'elle intègre une europe gargantuesque et au final grotesque, qui se dilue de plus en plus en s'étendant au détriment de la cohésion.
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17.08.2007
Le Conseil Constitutionel et son action à partir de la censure de l'article sur la déduction d'impôt des emprunts immobliers
Tout d'abord rappelons les faits : le Conseil Constitutionnel vient de censurer l'article qui permettait de déduire les intérêts des emprunts immobiliers de l'impôt sur le revenu, et ce même pour les prêts datant d'avant la loi; et ce au nom de "l'égalité des citoyens devant l'impôt". Et une promesse de Sarkozy en moins !
Beaucoup doivent se demander comment décide le Conseil et qui en fait partie. Pour faire simple, le président de l'Assemblée Nationale, de la République et du Séna; ce sont généralement des nominations pseudo politiques : on tente de prendre quelqu'un de compétent mais de son bord; récemment S.Veil et JL.Debré ont été nommés. Sur quoi le Conseil se fonde-t-il pour juger une loi ? Ils regardent la conformité de la Loi avec la Constitution (A la base de la 5éme République le véritable but du conseil était de surveiller la répartition des pouvoirs afin que le législatif n'empiète pas sur l'exécutif mais depuis les années 70 le conseil est devenu autonome et peut examiner toute la loi qu'on lui soumet), mais aussi avec les traités internationaux, les préambules des constitutions de 1946 et la DDH de 1789... Mais le Conseil a aussi décidé qu'il existait des grands principes constitutionnels et législatifs qu'y doivent être respectés....
En fait, le modèle de notre Conseil est la Cour suprême des Etats-Unis, précisons que une telle cour existe dans de nombreux pays mais pas en Angleterre.
La censure du Conseil pose plusieurs problèmes. Tout d'abord celui de la légitimité du conseil qui semble s'opposer à la souveraineté populaire. Si le peuple est souverain, ce qu'il fait il peut le défaire, et donc annuler une loi ancienne par une nouvelle loi et donc la censure n'a pas de sens : c'est la vision anglaise, et je la partage pour sa cohérence interne. De plus, qu'est ce que ça veut dire les grands principes constitutionnels ? Ils sont par nature flous et vagues : quelle est alors la légitimité de cette censure ? Qu'est ce que l'égalité des citoyens devant la loi veut dire ? Les impôts ne sont-ils pas inégalitaires : certains en paient, d'autres non, et ceux qui paient n'ont pas tous le même taux. Ne peut-on pas penser que la vrai égalité serait que tout le monde paie un même montant d'impôt sur ses revenus ?
Bref, le Conseil Constitutionnel, maison de retraite pour vieux politiques n'a pas de légitimité pour censurer les actes du gouvernement et les lois votées par les représentants du peuple français. Ces décisions, sans légitimité, sont aussi marquées du sceau du soupçon de part la nature même des nominations...
12:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : conseil consitutionel, sarkozy, droit, constitution, loi sur les emprunts
20.07.2007
Egalité, discrimination : version iconoclaste
Il était une fois l’inégalité…
Contrairement à ce que pensait Rousseau, l’inégalité est à la base des sociétés, même lors de la préhistoire les clans sont organisés et dirigés par des chefs, il en est de même des peuplades primitives (à quelques rares exceptions). Plutarque disait qu’il y a plus de distances d’homme à homme qu’entre l’homme et l’animal… C’est donc en prenant en compte ce tropisme qu’on doit analyser les sociétés anciennes. En effet, le paradigme y est inversé par rapport à notre époque: non seulement l’inégalité y règne (la hiérarchie est strictement détaillée et mise en œuvre lors des cérémonies publiques), mais elle est naturelle ! Contrairement à ce qu’on dit parfois, le christianisme n’a pas fondamentalement remis en question cette inégalité et n’a pas remis en question l’esclavage par exemple, même si les esclaves étaient censés être bien traités. Apparurent les Lumières qui proposèrent une idée relativement neuve : l’égalité en droit (il y avait certes eu des précurseurs, spécialement dans les mouvements évangéliques protestants, par exemple les diggers et nivelers anglais mi 17éme).
Egalité, utopie et communisme
La Révolution mit donc en place l’égalité, mais laquelle ? La Déclaration des Droits de l’Homme affirme que les hommes sont égaux en droit (ce qui n’empêche pas le suffrage censitaire à l’époque… ce n’est pas logique à priori mais cela prouve qu’on ne donne pas le même sens aux notions). Très vite les sans-culottes et jacobins découvrent que l’égalité de droit ne suffit pas, dans le laboratoire politique issu du bouillon de la révolution des idées, l’inégalité est critiquée. Il ne suffit plus d’assurer l’égalité juridique, mais on revient à critiquer les inégalités de fait. Les jacobins, puis les disciples de Baboeuf réclament des mesures taxant les riches, ou alors la suppression des propriétés.
L’égalité réelle est donc la nouvelle revendication. Progressivement aux XIXème puis XXème siècles des mesures sociales sont mises en place afin de limiter ces inégalités : éducation gratuite pour tous… Il y a aussi début XXème en France la mise en place d’un impôt progressif sur le revenu : l’égalité mute encore, on passe d’une égalité juridique à une inégalité juridique au nom d’une égalité réelle ; et là c’est la boite de Pandore qu’on ouvre. Les communistes sont les plus virulents à réclamer la fin des inégalités, mais comment ? En supprimant toute liberté, en exterminant dans les goulags… Liberté et égalité semblent antinomique, surtout que l’égalité absolue, bah, on n'y arrivera jamais… Les gens sont inégaux, petits ou grands, laids ou beaux, doués ou non… C’est un cycle sans fin que de vouloir réduire ses inégalités là, et on ne peut le faire qu’en détruisant la liberté et l’égalité juridique. Les citoyens « favorisés » sous ce prétexte, doivent payer de plus en plus. Sous prétexte qu’on travaille (emploi qu’on n'a pas volé mais obtenu après de durs labeurs) on doit payer encore et encore pour les autres. Finalement, on en reste à l’idée communiste mâtinée de christianisme que le favorisé est un usurpateur, qu’il a une place qu’il a volée, et non qu’il a gagnée par son travail.
En arrive donc à l’égalité des chances… Un paysan ou ouvrier n’a pas les mêmes chances de devenir cadre qu’un fils de cadre: mais ça devient insupportable… surtout s’il s’agit à présent de gens de couleur… On en arrive alors à réclamer la discrimination positive, appelée pudiquement « diversité ». Toujours ce bonheur français de jouer sur les mots, on se souvient du débat entre signes religieux « ostensibles » et « ostentatoires ».
La France pays raciste : une vision irénique
Donc le paysan breton n’avait (et n’a) aucune chance de devenir cadre, mais si c’est un noir, alors là c’est inadmissible… Pourtant, un immigré est à 90% par définition membre d’une classe sociale défavorisée, d’où des difficultés à s’élever socialement. Mais, si le fils d’ouvrier ou de mineur des corons n’a aucune chance, ce n’est pas grave en comparaison. La question sociale s’efface devant une vision raciale de la société, d’autant que les couleurs sont opposées de manière manichéenne les unes aux autres, alors que les antillais sont dans une situation différente des immigrés africains, étant français depuis plusieurs générations… Il faut donc des « quotas » de gens de couleur, alors que 30% des gens au moins ne sont pas représentés à l’assemblée ou à la télé (surtout les extrêmes et surtout l’extrême droite), mais là ça ne pose pas problème… Hypocrisie, les revendications communautaristes sont parées d’idéaux généreux, et seuls les naïfs s’y laissent prendre.
Nous touchons donc le cœur du problème, pourquoi n’osons nous pas répliquer ? Démagogie, culpabilité et lâcheté : voici l’infâme trinité de la Repentance. Démagogie car il est électoralement porteur de dire que ce n’est pas de la faute des gens, et de les infantiliser en leur servant la soupe… Culpabilité, car les communautaristes savent où faire mal, il suffit de renverser les idéaux français en accusant la France de tous les maux : la colonisation, le racisme (on y reviendra). Le paradigme marxiste est alors recyclé : les esclaves (au sens hégelien) ne sont plus les ouvriers, mais les minorités… S’il y a de la délinquance, très largement le fait d’immigrés (c’est un fait objectif qui s’explique) c’est la faute de la France qui ne les aime pas ou de la police forcément raciste (on sait l’amour de la police par les communistes et gauchistes eux même recyclés en bobos). Enfin, la lâcheté de ceux qui ne sont pas d’accord, notamment à droite, mais qui n’osent pas parler. Toute proportion gardée souvenons nous de la phrase d’Einstein : « le mal ne triomphe que par l’inaction des hommes de bien » ; il en est ainsi des idées.
Et pourtant, sans nier les problèmes de racisme qui existent mais qui sont inévitables (et qui ne sont pas à sens unique, j’ai vu des insultes racistes envers des blancs ou entre gens de couleur, des antillais traitant un africain de « singe » sic…) Sont-ce ces discriminations qui ont empêché l’intégration des italiens ? Malgré les pogroms comme à Aigues-mortes (plusieurs morts), ils se sont intégrés en aimant la France et en acceptant de s’assimiler (si on ne veut pas perdre sa culture on n’a qu’à pas venir en France) au lieu d’accuser et de faire un complexe de persécution. Les juifs, spécialement mal vus, ont réussi à s’élever et à être surreprésentés dans les hauts milieux sociaux… Il y a une représentation qui fait de la France un affreux pays raciste, d’autant plus valable qu’on se dispense de le prouver. En effet, s’il ne faut pas assimiler les immigrés à des voyous (et là je suis bien entendu d’accord), on peut allègrement assimiler quelqu’un qui refuse la pensée unique à un raciste, donc à LP, donc à Hitler, donc pourquoi discuter… Pourtant, un rapport auquel Jack Lang a collaboré imputait le taux de chômage important à d’autres facteurs que le racisme, Roger Hanin (qui n’est pas d’extrême droite) pense aussi que la France n’est pas raciste. Les communautaristes, par exemple du groupe Averroès regroupant les élites issues de l’immigration cherchant à nous attaquer où ça fait mal ; tiens d’ailleurs, des élites issues de l’immigration ? Mais je croyais que c’était impossible… On voit donc que tout ceci n’est que fumisterie.
La discrimination positive, entrave les idéaux d’égalité, vise à mettre des gens en fonction de leur couleur de peau avant tout, et non leur compétence. C’est anticonstitutionnel selon moi, car portant atteinte à l’égalité des droits, et idiot car on oublie les autres inégalités et on détruit la liberté. Pourtant, on est arrivé à ce système, que Mr Sarkozy veut appliquer à la police et depuis un discours d’hier, à l’armée…
Une amie à moi (malgré ses tendances communautaristes) estimait que c’était scandaleux car il n’y avait pas de noirs reçus à un concours… Mais les concours sont anonymes, donc pas de discrimination possible, reste alors l’argument qu’on n’a pas tous la même chance de le réussir : selon le milieu social, mais qui ne voit bien que c’est un argument sans poids car il induit à une remise en question perpétuelle des choses : celui qui a bien travaillé a plus de chances de réussir, donc c’est de la discrimination pour ceux qui travaillent moins, surtout que ce n’est peut être pas de leur faute… bref la boite de Pandore.
La seule égalité possible, pour des Républicains, est celle devant la loi, celle des lois. Il ne peut y avoir de « discrimination positive », même en changeant de nom !
Défendons la France et notre pays, réveillons nous !
16:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : egalité, discrimination, communautarisme, communisme, utopie, droits, sarkozy
09.07.2007
"Je ferai ce que j'ai dit, et dirai ce que je ferai" ou l'imposture de l'ouverture
Telle était la promesse de sarkozy candidat, or visiblement la fameuse ouverture n'était pas spécialement mise en avant...
Ouverture I : discrimination positive
Les "minorités visibles" ont fait leur entrée en masse, sous le terme de diversité. Que les gens soient pris pour leur compétence, qu'elle que soit leur couleur semble logique, or ici c'est bien la couleur qui fait qu'on est nommé visiblement ! Et visiblement ce sont des gens sans expérience politique qui se voient confier des postes.... Les bretons, corses et autres ont été bien gentils de ne pas avoir réclamé de ministre pendant des décennies... Bref, la société se communautarise, et on a compris que l'immigration, bah... faut pas rêver rien ne sera fait.
La droite perpétue son complexe face à la gauche. Sarkozy par pure démagogie a tenu un discours bien à droite mais pour détruire ce groupe politique, et pas du tout pour appliquer ses idées. Sarkozy est bien le fils de Chirac.
Non, non, milles fois non, la droite n'aurait pas du reprendre les idées communautaristes de la gauche, ni accepter que la France soit présentée comme un pays raciste, ce qu'elle n'est pas plus qu'un autre (tout pays vit mal l'arrivée massive d'étrangers, surtout dans un contexte économique maussade).
08:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, ouverture, sarkozy, patrie, rachida, dati, discrimination


